Cher lecteur, tu connais déjà Bear Grylls, dont on t’a parlé maintes et maintes fois, ici, et encore . Mais le sujet, aujourd’hui, bien qu’ayant le même protagoniste à biscoteaux est tout nouveau tout beau, à savoir la dernière télé-réalité produite et racontée par Bear Grylls : The Island ! Tada ! Oui je sais, cette annonce fait peur, mais c’est à cause du côté anglais. Une télé-réalité dont le but est de faire renaître l’homme des bois qui est en toi…

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Le concept : le retour de l’homme aux sources

Le concept « survivre quelque part avec beaucoup de débrouillardise » est devenu presque banal à la télévision. Mais alors qu’il existe déjà des dizaines de télé-réalité de survie ou d’aventure, pourquoi celle-ci est différente ? Parce que c’est une émission de mâles, de vrais mecs. Selon Bear Grylls, la masculinité est en crise, et à travers The Island, il souhaite voir si les hommes peuvent survivre dépouillés de tout ce qui constitue la vie actuelle. Précision : l’aventurier britannique refuse de parler de télé-réalité concernant the Island, pour lui, le concept n’est pas le même, et il est vrai que la présentation, le tournage et le rendu sont différents.

The Island est présenté comme un défi pour les hommes modernes : peuvent- ils s’en sortir abandonnés sur une île avec un minimum d’outils et leurs seules ressources physique et surtout intellectuelle ? En résumé, the Island est une expérience sociale, pour voir si  les instincts primitifs peuvent surgir, si le petit homo sapiens sapiens qui sommeille en chacun de nous, est définitivement mort à coups d’Internet et de nouilles asiatiques, ou si, comme le Phénix, il peut renaître de ses cendres.

Les 13 hommes de l’aventure ont reçu des machettes et des couteaux, un approvisionnement en eau pour une journée, et une trousse médicale d’urgence. Et hop, début de l’aventure pour eux. Enfin pas tout de suite. Avant, c’était journée « formation en survie » ! Avec les techniques et conseils appris, toutes les cartes étaient donc entre leurs mains pour les 28 jours de survie.

Les 13 participants

Les 13 participants sur leur île

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Une l’île à savoir utiliser

En français quand, en matière de télé-réalité, on parle d’une île, on a souvent tendance à penser à l’île de la tentation, ou l’île des vérités. Ici, l’île de Bear Grylls, située au Panama (plus précisément sur la isla gibraleón, pour ceux qui veulent s’y rendre pour les vacances de la Toussaint), n’est finalement pas très éloignée de l’image donnée par la télé-réalité française, mais elle reste fidèle au personnage : riche et pleine de surprises. Une île sauvage, avec une mangrove importante, de grandes plages de sable blanc, en plein coeur du Pacifique et à une période où les pluies sont régulières et diluviennes?

Paradoxalement, l’île en elle-même n’est pas un milieu terriblement hostile et elle dispose de ressources suffisantes pour tous les candidats, il suffira pour eux d’avoir « l’intelligence de les trouver, de les attraper et de les tuer » (du Bear Grylls dans les propos). Channel 4, qui diffuse l’émission, a, quand à elle, pallié à certains « manques » de la faune sauvage, en rajoutant des plantes et une source d’eau douce, au cas où.

Teaser

Réception par le public

Après tout cela, tu la vois venir LA critique, cette énorme truc qui pend au nez de Bear Grylls ? Non ? Les femmes. Bear Grylls s’est mis à dos les féministes, la branche féminine des survivalistes mais aussi une bonne part des critiques, de manière plus générales, concernant la présence exclusive d’hommes. Alors oui, l’idée de l’aventurier britannique n’est pas dénuée de sens, et cela correspond à sa volonté de stopper la crise de masculinité. Redorer le blason masculin oui, mais du coup, bobonne n’a pas le droit de montrer qu’elle sait faire du feu, chercher des plantes comestibles ou tuer un crocodile ? Arrêtons là les critiques sexistes car Bear Grylls a envisagé de faire une version totalement féminine. Alors les filles, partantes ?

Dans les critiques aussi, je passerais sur le prétendu « assassinat » du caïman qui a donné lieu à débats et plaintes, et également sur les rumeurs d’imposture et de trucage de l’émission. Concernant le dernier point, tout est résumé dans un article du Telegraph, avec la réponse de Bear Grylls himself. A lire ici.

Pour en revenir au fond, le concept a plu. Cela peut se résumer par le commentaire de Christopher Stevens, du Daily Mail, qui pense que la série a montré que «la survie est une entreprise difficile quand vous avez seulement votre intelligence et un bâton aiguisé. » Bear Grylls n’a peut être pas réussi à faire ressortir les instincts de chasseur de chacun, mais il a eu le mérite de faire réfléchir, d’apprendre et, dans quelques cas, de révéler des personnalités.

L’émission a été diffusée en 6 épisodes, du 5 mai au 6 juin dernier avec une moyenne de 3 millions de téléspectateur par épisode, ce qui reste plus que correct. Une deuxième saison est prévue et plébiscitée par le public. Si tu souhaites y prendre part, il va te falloir de la patience, car Channel 4 a déjà recensé plus de 40 000 candidatures !

En bonus

(et en attendant de pouvoir le faire en conditions réelles), comment attraper un caïman :

Pour en savoir plus :

– le site de Channel 4 (en anglais) : (l)

– l’extrait où un expert en survie fait le point : (l)

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