COUTEAU de SURVIE : comment l’utiliser et le choisir

Ce premier article invité nous est proposé par Maximilien Debrus (du site almecia.fr), spécialisé dans les armes blanches et médiévales, qui partage avec nous ses connaissances du sujet et son expérience.

couteau pliant et survieComment survivre dans la nature sans un bon équipement !

La question est posée. Afin d’affronter au mieux les dangers de la nature, il faut être équipé d’un minimum de matériel : de quoi faire du feu, un bon couteau, une glacière pleine de bières fraiches (ou de rosé pour ceux qui veulent) et une grille de Barbecue. Pour des raisons qui semblent encore un peu mystérieuses, seuls les deux premiers éléments sont vitaux. Personnellement, je ne sors jamais sans ma glacière et ma grille de barbecue… mais on a tendance à me faire des remarques désobligeantes sur mes méthodes de survie.

Une fois perdu en pleine nature, avoir de quoi faire du feu est essentiel, d’abord pour se réchauffer, éloigner les vilaines bêtes durant la nuit (je ne parle pas des écureuils mutants, chacun sait qu’ils ne craignent pas le feu) faire cuire ses aliments et bouillir l’eau que l’on peut trouver afin d’éliminer les parasites. (Important ca, je vous mets au défi de crapahuter des heures avec une dysenterie.) Une pierre à feu est une excellente solution, il est toutefois important de la garder au sec. Mais pour faire du feu, il faut évidement du bois, et pour couper du bois, un bon couteau est nécessaire.

Nous allons nous concentrer sur les différents types de couteaux utiles pour la survie. La première chose importante lors du choix, c’est de prendre un couteau avec un étui rigide, de préférence bien épais. Il serait quand même dommage, une fois en pleine nature, de faire une chute et de se retrouver avec son propre couteau enfoncé dans la cuisse. Mais je dis ca…. La seconde possibilité est le couteau pliant, mais cela limite fortement la taille de la lame. On dit souvent que ce n’est pas la taille qui compte, pour ce cas précis, je n’y crois pas !

Cet élément indispensable à la survie en milieu hostile (pour couper l’emballage récalcitrant du gouter par exemple) peut être classé en fonction de son nombre de fonctionnalités.

Couteau de chasse

Tout en bas de l’échelle nous avons le couteau de chasse simple, pas de gadgets. Sa lame imposante permet tout de même quelques travaux mais son utilisation reste toutefois moins pratique puisque dépourvue de crans. La solution simple et basique à employer ici est de se munir d’une pierre ou d’une branche et de taper sur l’arrière de la lame afin de tailler dans le bois.

Couteau militaire

lame crantee survieEnsuite nous avons le couteau type militaire, lame plus évoluée que le simple couteau de chasse, généralement crantée sur le dessus ce qui permet de couper des branches sans avoir à fournir un effort considérable (n’espérez pas quand même abattre un arbre avec).

Couteau de survie

Enfin, en haut de l’échelle nous avons les couteaux de survie par excellence, comprenant tout un tas de gadgets : boussole, fil de pêche, miroir et même lance pierre (ndlr : Tu es sûr de toi là dessus Maximilien ? :-D ). Ils sont extrêmement pratiques de par leurs multiples fonctionnalités. Mais ne misez pas tout sur cet outil : n’oubliez pas que si vous le perdez, vous n’avez plus rien, il est donc quand même recommandé d’avoir une boussole ou de quoi pêcher à coté, sauf si vous savez pêcher à main nue bien sûr.

Couteau de survie

Lors de votre achat, la qualité de la lame est importante, si celle-ci vous parait mal affutée ou de mauvaise facture, évitez, il vaut mieux dépenser un peu plus et avoir une lame qui tiendra le choc.

Sources : almecia.fr – Photo : Taylor BurnesJeremy Brookes

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23 Réponses

  1. DJ

    Mouais, pas convaincu par le couteau de survie. Selon mon expérience c’est souvent du gadget marketing plus qu’autre chose. Ok, certains sont de qualité, mais il n’en reste pas moins que pour contenir une boussole, des alumettes, un nécessaire de pêche, des médicaments contre la malaria, une nintendo DS solaire et des préservatifs, ça implique un manche creux : la lame ne va pas jusqu’au bas du manche. Et si la lame ne va pas au fond du manche, la durabilité du couteau en situation réelle est fortement compromise.

    Du coup, personnellement j’aurais plus tendance à recommander un bon couteau « full tang » (avec une lame prolongée jusqu’au fond du manche), de chasse ou de combat (style baïonnette) ET en complément, un bon couteau Suisse. Déjà parce qu’il est agréable d’avoir une lame plus fine pour le travail de précision, et aussi parce qu’en cas d’accident, avoir deux couteau permet le luxe d’en perdre un. Comme le dit l’adage de survie, « Deux c’est un, un c’est rien ».

    Juste mes 2 centimes sur la question.

    D.J.

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  2. MAEK

    +1 pour dj effectivement le couteau militaire reste une valeur sur ( ex: gerber lmf) mais comme couteau de tout les jours et facile a porter sur soi je reste un partisan du leatherman charge xti a la place d’un simple couteau suisse.

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  3. DJ

    @ Maek : Qu’est-ce que le leatherman apporte vraiment par rapport à un couteau Suisse ? La grosse prince ? Est-ce vraiment indispensable en nature ?

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  4. LoOpingismad

    Bonjour à tous !

    Alors dans un premier temps : Maximilien a raison il s’agit bien d’un lance pierre integré… Je ne ma porte pas garant de son efficacité mais c’est bien le cas.
    Au pire on peut prendre l’elastique pour faire un garrot bien qu’il s’agisse d’un dernier recours.
    Moi j’ai toujours un bon couteau sur moi à lame repliable acier 440 etc.
    J’ai acheté le couteau de la photo pour le fun et oui je suis trés gadget et le lance pierre integré m’a séduit lol.
    Sinon pour les amateurs de couteaux de qualité pour les services opérationnels il y a http://www.usmcpro.com.
    J’ai une petite boite de survie « COMBAT SURVIVAL KIT » elle est trés complete.
    Par contre j’ai une question sur le couteur en question (celui de la photo) à quoi sert la plaque en fer ? S’agit-il d’un « fire style » (pierre à feu). Si oui ben c’est de la merde.

    Merci pour les réponses !

    LoOpingismad

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  5. Simon

    C’est clair qu’un couteau suisse bien choisit c’est aussi utile qu’un couteau de survie. Bon il n’y a pas les fils de pêche, boussole (enfin si parfois), et allumettes, mais une petite boite hermétique à part et le tour est joué ! :)

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  6. Rogan

    Pour moi le leatherman et le couteau suisse sont deux outils complémentaires et beaucoup plus intéressant qu’un simple couteau de survie.
    Complémentaire pourquoi ?
    - Le couteau suisse est beaucoup plus adapté à la ville et à la marche à pied mais dès qu’on est en vélo et qu’on veut pouvoir réparer avec le moins d’outils possible le leatherman et une ou 2 clefs plates et on peu tout faire sauf regonfler.
    -Sur le couteau suisse en principe on a des outils rares sur les leatherman classique comme la pince à épiler super pour des tics, le tire bouchon et un poinçon. La scie est aussi assez efficace comme celle du leatherman et c’est souvent moins cher, donc presque un outil jetable si on est vraiment dans la merde. C’est aussi garanti à vie si on abuse pas.

    - Le leatherman plus polyvalent en tant qu’outil si vous devez démerdez n’importe quel petit véhicule mécanique. A titre d’indication j’ai pu à mon taff remonter quasiment une boite de vitesse de voiture avec le leatherman, et le quasiment vient de spécifications sur le couple de serrage de certaines vis qui oblige l’utilisation de clef dynamométriques. La pince n’est pas un gadget on peut facilement découper une clôture avec, sortir des clous. La scie est nickel et tous les outils sont souvent blocables. Autre avantage vous avez 2 vraies lames dont une dans un très bon acier dans certains cas. Dans un cas extrême vous pouvez aiguiser votre couteau suisse avec la lime. Les embouts sont un vrai plus en cas de réparation.

    En général je porte les 2 sauf sortie en ville où la il vaut mieux éviter une lame blocable si risque de fouille. Ça m’est jamais arrivé mais bon ça me ferait chier de devoir laisser mon leatherman à un policier zélé.
    Pour moi les couteaux de survie et grand couteau militaires ou de chasse n’ont aucun avantage car on ne va pas chasser l’ours ou le sanglier. Et même avec ces couteau j’essayerai pas ! Par contre une bonne petite scie sur un couteau, des ciseaux, une pince à épilé pour une ballade en foret c’est un plus. Si on rajoute un décapsuleur et un tire bouchon barbecue powaaaa !!! Et les autres outils trouvent leur sens dans la survie et la réparation.
    Tout en sachant que le meilleur outil est celui qui est adapté et dont on sait se servir !!!

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  7. Rogan

    Vu que les couteaux ont pas trop l’air d’être ni fait pour la même chose, ni de la même facture ça va être facile de te répondre.
    Le premier tien plus d’un couteau pour la cuisine avec un acier fortement chargé en carbone avec certainement un peu de chrome pour ralentir la rouille mais un alliage basique avec des tolérances assez larges. Donc à réserver pour un usage normal, il a certainement dû être trempé vu sont taux élevé en carbone donc tu auras un couteau dur mais peu résistant à la corrosion. C’est un couteau bien pour la cuisine voir la pèche pour évider les poisson mais surtout pas en mer. Surtout (comme avec tous les couteaux) éviter le contact avec des pièces rouiller et les substances contenant du chlore (sel, piscines, HCl,…). Il sera aussi certainement très facile à aiguiser pour avoir un bon tranchant mais il ne durera pas super longtemps (enfin ça dépend de l’utilisation genre si tu tailles du bois avec c’est normal de refaire le tranchant).
    Le 2e est un couteau de combat tactique avec un acier correct, plus résistant à la corrosion que l’autre mais avec peu de carbone, une lame assez ductile (c’est de l’acier quand même). Un inox peu résistant au sel (mer) mais assez bon pour un couteau car il plie un peu par contre c’est du basique niveau inox. Du coup très longue durée de vie si tu le laves à l’eau et que tu le sèche après et que tu le soumet pas à l’air marin. Normalement il résiste aussi assez bien à l’acidité mais comme toujours éviter le chlore. Le tranchant sera aussi facile à refaire mais fait attention si tu veux garder la partie noire au dessus.

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  8. adrien

    merci pour ta répons bien complet sais pile la réponse que j’attendrai je vais prendre le deuxième alors et merci pour ton conseille du clore et de l’eau a éviter

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  9. Ludo

    Bonjour,

    Après avoir bien lu tous vos commentaires, et l’article qui commence à dater un peu…
    (Merci de nous faire un peu revenir dessus, Maryan…)

    J’aurais aimé connaître votre point de vue sur le fameux couteau de survie GERBER et estampillée Bear GRYLLS.
    En ce qui me concerne, je pense gadget, mais ne l’ayant jamais eu entre les mains, j’aimerais votre avis.

    Complet: pierre à feu, étui rigide, pierre à aiguiser, d’une solidité « à toute épreuve » ((hormis avec certains tests présentés sur youtube dont celui du manche « plastique » qui éclate en morceau) La marque GERBER n’est pas très fière (ils ont du apporté quelques modifications pas très réussies du fait) et Bear GRYLLS devrait plutôt se cacher que de montrer n’importe quoi à la télé… , et je ne parle pas des trous dans le manche dont je ne comprends toujours pas l’intérêt.

    Je pense que je resterai avec mon vieux KABAR et ma machette façonnée main.

    Histoire d’agrémenter un peu la discussion…

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  10. Maryan

    Honnetement, un Ka-bar semble 10 fois mieux indiqué comme couteau de survie, mais le Gerber en question propose un argument qui compte peut être pour certains : il fait moins agressif et propose une sorte d’équilibre qualité / prix au néophite.
    (Ce ne serait pas mon premier choix)

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  11. Moumoute

    Salut tout le monde !

    je viens d’acheter un couteau de survie, CKSURG-smith & Wesson, que j’utiliserais pour toutes les tâches comme le battonage et autres joyeusetés
    problème? le couteau fait 35 cm (20 de lame, 15 de manche) et donc, niveau low-profil, c’est pas vraiment tip top, surtout qu’un bonhomme bleue, non, je parle pas d’un schtroumpf géant … pourrais me faire visiter le commisariat si il me voit avec ca, meme si je ne le sortirais pas avec moi pour les sorties le soir, je pense qu’en revenant d’excursion, y’a moyen de croiser du monde, donc, si vous avez des idée pour le dissimuler et le laisser quand meme accessible rapidement, je suis preneur ! merci bien

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  12. Monsi

    On peut peut-être rappeler qu’en situation de survie « manger » ne devrait pas être la première préoccupation.

    Dans un documentaire sur ARTE qui traite du jeûne, il est indiqué qu’une personne de 1m70 et qui pèse 70 kg peut jeûner jusqu’à 30 jours, voire 40.

    Donc quand je vois ces documentaires / reportages catastrophes où on voit des gens pleurnicher parce qu’ils n’ont pas mangé pendant 3 jours, cela me fait rigoler. Et quand je vois ce pauvre Bear Grylls se précipiter sur la première chenille qui passe, on se dit qu’il rend bien mauvais service à celles et ceux qui pourraient être en situation de survie. Car manger, surtout si on manque d’eau, ne devrait pas être la première préoccupation.

    Personnellement, j’ai fait l’essai, chez moi, de ne rien manger pendant 12 jours. Eh bien je peux vous dire que cela ne crée aucune gêne. Bien au contraire, j’étais en pleine forme. On devrait tous apprendre à jeûner chez soi, pour se préparer un jour.

    Quant à l’eau en situation de survie, il en faut, bien évidemment. Mais ce n’est pas la même chose si on est dans le désert ou dans une zone tempérée. Dans cette dernière, on peut rester plusieurs jours sans eau.

    Pour finir sur le thème du couteau de survie. Le meilleur … est celui que l’on a avec soi (ô_~)

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  13. Eric

    Je n’ai jamais osé passer une nuit en foret comme cela. En tout cas si l’envie me prend, je saurai m’équiper avec cet article. Merci

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  14. Monsignor

    Je compte aller vivre en forêt pour fuir ma femme. Celle-ci se transforme de plus en plus en monstre, et je ne pense pas qu’il y en ait de plus désagréable en forêt.
    On m’a dit de me méfier des ours, qui ne seraient pas aussi gentils que mon nounours que j’ai depuis mon enfance. Quant aux loups, j’en rencontre plein dans mon travail, je suis habitué. Heureusement, je ne risque pas de rencontrer de requins. Ouf…

    Le meilleur couteau pour moi est celui qui possède une lame, qui coupe si possible. Avec un manche, aussi.

    Mon professeur de philosophie en Terminale nous avait, un jour, montré sa main, et entre le pouce et l’index, il y avait un espace vide :  » c’est un couteau sans lame auquel il manque le manche ». Un couteau imaginaire, quoi. Pratique pour chasser les lutins dans la forêt, non ?

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